Quel est le champ d’application de la logistique ?

Le territoire de la logistique va au delà de son propre champs d’action pour s’étendre tantôt vers la production, tantôt vers le marketing.

Les opérations élémentaires

Les opérations élémentaires ou classiques ont été énoncées pour la première fois en 1972 à partir de la définition du NCPDM (voir définition ici).
Quelques temps plus tard, une importante étude de Claude Chriqui au Québec a mis l’accent sur la distribution physique (au sens large du terme) en la découpant en six éléments distincts. Mais ceci restaient toujours moins perceptibles, malgré l’intégration de l’analyse des coûts de chaque composante, et la préconisation de la mise sur pied d’un tableau de bord de contrôle de la performance économique.

C’est finalement James Heskett qui, le premier, approcha cette problématique avec logique, en partant d’une représentation de l’entreprise à partir des différents flux qui la traversent. Il soutient le concept de « processus logistique » qui englobe les activités de maîtrisent les flux des produits.

Nous avons donc dans l’ordre descendant (1, 2, 3, 4, …etc.), la succession des opérations logistiques suivant les flux d’information qui traversent l’entreprise depuis l’aval vers l’amont, et par ordre ascendant (14, 13, 12 , 11, …etc.), la successions des opérations logistiques suivant le flux de matières, c’est à dire depuis l’amont vers l’aval :

  1. les prévisions
  2. le traitement des commandes
  3. la livraison des produits finis de l’entrepôt au consommateur
  4. la gestion des stocks de produits finis
  5. le stockage en entrepôt de distribution
  6. le transport de l’usine à l’entrepôt
  7. le conditionnement et l’emballage
  8. la programmation de la fabrication
  9. le stockage en usine
  10. le contrôle des matières premières
  11. le stockage des matières premières
  12. le transport des matières premières
  13. la gestion des stocks de matières premières
  14. achats.

Le regroupement de ces différentes opérations classiques a conduit à la construction d’un sous système d’organisation constitué de trois zones pouvant être pilotées distinctement.

Le sous-système d’organisation logistique

Ce sous-système s’étend de l’amont à l’aval de l’entreprise et nous avons :

  • En amont : la programmation des achats et approvisionnements des unités de productions, le transport et le stockage ;
  • En interne, sur le site de l’entreprise : la planification et l’ordonnancement de la production, la circulation des produits encours, l’approvisionnement des postes de travail ;
  • En aval : la distribution physique et le soutien après vente, l’acheminement des produits finis jusqu’aux clients et suivi jusqu’à leur intégration dans les flux de ces derniers.

L’évolution du sous système d’organisation précédent vers un système logistique global, c’est à dire directement piloté de l’amont vers l’aval en passant par la production, serait salutaire, car l’idéal reste et demeure l’aboutissement vers la disparition des sur-stockages et des coûts de rupture occasionnés par des éléments disparates tout le long de la chaîne : c’est ce que Daniel L’Huilier appela « l’état de la production fluente », c’est à dire coulant sans goulot d’étranglement et à un rythme optimum.

Donald Bowersox pour sa part définit les règles de gestion du système logistique par l’énoncé de trois objectifs complémentaires qui sont :

  • la prévision de la demande, la détermination des besoins en mouvement et en stockage ;
  • l’élaboration des plans de coordination et d’intégration de l ‘ensemble des opérations logistiques, de l’approvisionnement des matières à la livraison au client final ;
  • la réconciliation des différends existants entre les conditions de déplacement distincte.

 

 

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…A NOUS LA PERFORMANCE LOGISTIQUE !

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