Panorama des risques à l’international

Importateurs et exportateurs sont de tout temps confrontés à de nombreux risques dans la gestion de leurs opérations de commerce international aussi bien à l’import qu’à l’export. Ces risques ne doivent pas pour autant constituer un frein au développement commercial de l’entreprise, mais ils doivent nécessiter une identification et un positionnement précis afin d’être intégrés dans la politique de sécurisation de l’entreprise, dans ses coûts et ses prix.

Dans cet article, nous allons faire un panorama des risques à l’international, selon Ghislaine Legrand et Hubert Martini, dans la 2ème édition de leur ouvrage intitulé « Commerce International », Dunod, Paris, 2008.


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L’identification des risques

La classification des risques dépend du critère retenu. On peut retenir par exemple :

  • l’objet du risque et son impact ;
  • la nature du risque ;
  • le positionnement du risque au cours de l’opération commerciale ou d’investissement ;
  • …etc.

L’entreprise qui opère à l’international se trouve confrontée à un problème de gestion de portefeuille de risques dans un univers aléatoire tant à l’exportation qu’à l’importation. Une gestion rigoureuse induit la mise en place d’outils de détection et une gestion de portefeuille équilibrée :

  • l’identification des risques ;
  • le recours aux outils internes (juridiques, financiers ou logistiques) et aux solutions externes auprès des partenaires et prestataires ;
  • la diversification des sources d’approvisionnements ou des marchés cibles.

Certains risques ont pour origine un fait générateur facilement identifiable, une probabilité de réalisation que l’on peut supposer et un impact mesurable pour l’entreprise, d’autres relèvent de l’incertitude à tous les niveaux car leur degré de réalisation est imprévisible. Outre l’utilisation des solutions contractuelles, les opérateurs recourent dans de nombreux cas à l’assurance :

  • l’assurance transport ;
  • l’assurance « responsabilité civile du produit » ;
  • l’assurance-crédit ;
  • …etc.

La nature des risques

Exemple de classification des risques :

Risque politique–risque «pays» Chaque année, un industriel de l’agroalimentaire achète plusieurs milliers de tonnes de fèves de cacao. Son approvisionnement se faisait essentiellement sur la Cote d’Ivoire. Suite aux événements des dernières années et à de multiples ruptures de stocks, l’importation a été réorganisée en diversifiant les sources d’approvisionnement : Brésil, Vietnam, Ghana…
Risque de non-paiement Mis à part le paiement d’avance, l’exportateur supporte le risque de ne pas

être payé par son client. Outre le litige commercial, le défaut de paiement résulte soit de la carence ou de la faillite de l’acheteur, soit du contexte politique et économique dans le pays de ce dernier. Une analyse de la solvabilité du client et de la situation économique et politique de son pays s’impose avant d’entamer une relation commerciale.

Risque économique Il recouvre de nombreuses définitions. Il peut s’agir du risque économique lié à la hausse anormale ou importante des matières premières ou des éléments du coût de fabrication (optique des assureurs crédit) ; d’autres organismes internationaux assimilent le risque économique à un risque pays (donc inclus dans le risque politique).
Risque de change Il se définit comme un risque associé à toute transaction sensible aux variations de la valeur d’une monnaie par rapport à une autre. Son évaluation et les couvertures associées sont fonction de la devise de règlement (certaines devises sont plus volatiles que d’autres), de la durée de l’exposition (quelques jours, quelques mois voire plusieurs années) et de la nature de l’opération (exportations, importations, investissements, recettes sur investissements).
Risque juridique Ce risque est parfois ignoré ou sous-évalué. Il est malheureusement souvent

détecté lors de contentieux ou de conflits liés à des contrats de vente, de représentation, de cession de transfert de savoir-faire. Exemples :

– le droit des contrats : contrat de vente, de transfert de technologie, de représentation ;

– le droit social : législation sociale des expatriés, droit du travail dans le pays d’implantation ;

– le droit commercial et des sociétés : nationalité des sociétés ; obligation d’un partenariat local ; obligation de recruter des dirigeants locaux ;

législation en matière de contrat commercial (règles, obligations) ;

– le droit économique : réglementation sur la concurrence et les monopoles (loi antitrust) ; réglementation sur la vente à perte et sur les soldes ; concept de refus de vente et de distribution sélective ; réglementation sanitaire, règles de mise à la consommation (informations, étiquetage, emballage, service après-vente et garantie donnée aux consommateurs) ; loi sur les jeux, concours associés à la vente ; contrôle de la qualité, respect des produits et additifs interdits ; réglementation en matière de contrôle de prix ; possibilité de publicité comparative, d’établir des prix maximums ou maxima autorisés…

– le droit de la propriété industrielle…

En fait, l’entreprise qui agit à l’international ne bénéficie pas d’un droit international unifié, en raison de la souveraineté des États et d’autre part, il n’existe pas de juridiction supranationale qui lui permette d’évoluer dans un contexte juridique unique. C’est bien là que réside le risque juridique.

Risque technologique Il est propre aux activités industrielles. Un procédé de fabrication ou une technologie adoptée par une entreprise peuvent se trouver opposés à d’autres options industrielles et mettre l’industriel en dehors du marché.

 

On peut citer d’autres risques tels que le risque fiscal, le risque sur actifs financiers, le risque sur le matériel de chantier, le risque sur le personnel (protection sociale et responsabilité civile) etc.

Tous doivent être listés, évalués et souvent intégrés dans des politiques de couverture interne ou externe.

 

Et vous, connaissez-vous d’autres risques l’international ?

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2 réflexions au sujet de « Panorama des risques à l’international »

    1. En termes plus simples, on peu dire que le risque technologique peut provenir du piratage des données, d’une panne du système et autre, dans un monde où les partenaires commerciaux sont de plus en plus connectés.

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