Comment combiner les gestions Lean et Agile, dans la gestion de vos chaînes logistiques ?

Après la publication de mon dernier article portant sur « comment bâtir une chaîne logistique intégrée lean et agile« , j’ai eu le retour de certains lecteurs qui me demandent de leur expliquer concrètement le rôle les concepts « LEAN » et « AGILE » dans la gestion des chaînes logistiques.


Dans cet article, nous allons aborder ces deux concepts, partant de leurs divergences apparentes jusqu’à leurs points de convergences.

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L’analyse des caractéristiques des chaînes lean et agile montre deux modes de gestion présentant des points de divergence parmi lesquels les principaux sont :

  Lean Agile
Définition Qui contient peu ou pas de superflu, qui est caractérisé par l’économie Qui a la capacité de rapidement et efficacement s’adapter
Objectif prioritaire Réduction des coûts Disponibilité des produits/services adaptés aux besoins des clients
Conditions de validité –          Produits relativement standards

–          Demande prédictible

–          Cycle de vie long des produits

–          Faible marge sur les produits

–          Produits customisés ou de mode

–          Demande volatile

–          Cycle de vie court des produits

–          Forte marge sur les produits

Méthode (1) –          Développer une approche par la   création de la valeur et par processus

–          Eliminer tous les gaspillages

–          Travailler en flux tirés par l’aval

–          Faire plus avec moins tant que la satisfaction du client est préservée

–          Mesurer et améliorer la performance

–          Viser l’amélioration continue

–          S’appuyer sur la demande réelle (directement issue du marché)

–          Adopter une organisation virtuelle pour saisir les opportunités sur les marchés volatiles et/ou nouveaux

–          Réduire tous les délais

–          Développer la réactivité et la créativité

Méthode (2) Il est possible d’adopter :

–          Une logique de volume

–          Une logique d’économie

–          Une conception modulaire

–          Des approvisionnements en Kanban

–          Des achats de pièces

Il est nécessaire d’avoir :

–          Une logique de spécification

–          Une logique de vitesse

–          Une conception personnalisée

–          Des approvisionnements spécifiques

–          Des achats de capacité

 

Chaine logistique Lean et Agile

Dans une optique du lean management, (Womack et Jones, 2005), l’objectif prioritaire est la réduction des coûts et l’élévation des niveaux de service grâce à une approche par processus opérationnels, une élimination systématique de tous les gaspillages et au lissage de l’activité. Pour cela, une logique de pilotage en flux tirés est préconisée pour réussir une circulation des flux en « juste à temps ». La mise en œuvre du lean management conduit à chercher une meilleure intégration des chaînes logistiques multi-acteurs, ce qui suppose à priori une certaine stabilité des processus concernés. Elle pousse également à cartographier ces processus, à les automatiser, à formaliser des procédures, ce qui comporte le risque d’une rigidification de l’organisation de la chaîne.

Dans une perspective d’agilité, l’objectif est de développer la flexibilité et l’adaptabilité des processus et des organisations pour faire face et se développer dans des environnements instables, turbulents, incertains et risqués. Cette agilité demande à la fois l’agilité de chacune des entreprises, mais surtout une plus grande agilité collective pouvant aboutir à une reconfiguration de la chaîne logistique qui apparaît désormais comme une organisation temporaire, éphémère (Fabbe-Coste, 2004).

Toutes fois, au-delà de leurs apparentes oppositions, il existe de nombreux points de convergence entre les approches Lean et Agile qu’il est envisageable de combiner. Par exemple, la gestion lean peut être utile à la gestion agile dans la mesure où la maîtrise des coûts est toujours importante, et la gestion agile peut être utile à la gestion lean dans la mesure où la réponse aux besoins d’un marché exige une certaine agilité. Au-delà de ces complémentarités, Christopher et Towill (2001), et Towill et Christopher (2002) envisagent trois possibilités de combinaison :

  • Gérer en parallèle les chaînes purement lean et celles purement agile ;
  • Gérer pour une même chaîne, de manière successive dans le temps, en lean, puis en agile. Illustration :pour les produits saisonniers, la saison haute peut être géré en lean et la saison basse en agile et vice versa, en utilisant si possible les stacks de la basse saison pour lisser l’activité.
  • Découpler une chaîne logistique avec en amont une gestion lean pour les composants, et une gestion agile en aval pour l’assemblage et la distribution.

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