Comment gérer l’impact du coronavirus sur votre chaîne logistique ?

Alors que les gouvernements et les organismes de soins de santé s’efforcent d’arrêter la propagation du COVID 19 et de traiter les personnes infectées, plusieurs entreprises à travers le monde ont du mal à gérer l’impact croissant de la pandémie du coronavirus sur leurs chaînes logistiques, au point où plusieurs usines ont dû fermer ou considérablement réduits leur production, en particulier en Chine (berceau mondial de cette pandémie).

En effet, de nombreuses entreprises comptent sur la Chine (l’atelier du monde) comme fournisseur unique pour maintenir leurs coûts de production à un faible niveau.

Malheureusement, beaucoup d’importateurs sont confrontés à une crise de l’offre qui découle des faiblesses dans leurs stratégies d’approvisionnement.

Dans cet article, nous allons tout d’abord souligner quelques impacts du coronavirus sur les chaînes logistiques, avant d’aborder la gestion des risques d’approvisionnement, afin d’être apte à faire face aux situations semblables à venir.


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1- Le contexte actuel

A cette ère de la mondialisation, la grande majorité des entreprises compte sur un réseau mondial de fournisseurs pour produire et distribuer leurs biens aux acheteurs.

Cependant, la découverte du nouveau coronavirus en ce début de la décennie 2020 ayant une incidence sur les déplacements des biens, des personnes et donc sur la capacité de ces derniers à vaquer normalement à leurs occupations quotidiennes, entraine de graves perturbations sur les chaînes logistiques aussi bien au niveau domestique qu’à l’international.  

Les gouvernements et les organismes de soins de santé du monde entier s’efforcent de ralentir et d’arrêter la propagation du COVID 19, la maladie causée par le coronavirus. Mais il faut noter que cette pandémie n’a pas seulement d’impacts sur la santé des gens, mais aussi sur la santé économique mondiale.

Cependant, c’est dans des moments difficiles comme celui-ci que le manque de résilience d’une chaîne logistique se fait ressentir avec la plus grande intensité.

Différentes stratégies de la chaîne logistique doivent alors être explorées : soit une solution à court terme à un coût plus élevé, soit une solution à faible coût, mais à long terme.

2- Quelques impacts du coronavirus sur les chaînes logistiques

Le coronavirus est particulièrement susceptible d’avoir un impact sur :

La main-d’œuvre :

Avec des périodes prolongées de quarantaine ou des difficultés à obtenir des visas de travail, les entreprises font face à des pénuries de main-d’œuvre et au défi de fonctionner avec des perturbations importantes de la main-d’œuvre ;

La circulation des marchandises :

Il est évident qu’il y a des perturbations importantes dans la circulation des marchandises à travers le monde, peu importe le mode de transport. Cela résulte principalement de l’action des gouvernements qui, pour limiter la propagation du virus, décident de la fermeture des frontières, des confinements à domicile et des mises en quarantaine ou à l’isolement. Il en est de même pour les restrictions portuaires et aéroportuaires affectant le déchargement/chargement des marchandises ;

Les prestations de services :

C’est-à-dire pour les entreprises qui fournissent des services, le manque de capacité de main-d’œuvre à entrer et à sortir des zonez touchées pourrait constituer un obstacle important à la prestation de services ;

Les engagements entre clients et fournisseurs :

Les entreprises risquent de ne pas être en mesure de respecter les engagements contractuels envers leurs clients ou leurs fournisseurs, que ce soit parce que l’entreprise elle-même est touchée par le coronavirus ou l’un des maillons de sa chaîne logistique. Toute chaîne logistique n’est aussi bonne que son maillon le plus faible.

Quelle est la principale leçon à tirer de cette crise de la chaîne logistique ?

Beaucoup d’entreprises regrettent probablement leur dépendance à l’égard d’un seul fournisseur pour les articles qu’elles achètent directement. Les gestionnaires de la chaîne logistique connaissent les risques de l’approvisionnement unique, mais ils le font quand même afin d’atteindre un objectif de baisse des coûts. Souvent, ils ont peu d’options pour choisir, et de plus en plus toutes ces options se retrouvent en Chine.

D’après un article paru le 05 mars 2020 sur le site internet Harvard Business Review, les principales matières premières provenant des zones en quarantaine de la Chine sont : Emballage, Ingrédients actifs, Composants optiques, Protection personnelle, Composants de batterie, Distributeurs médicaux, Dressings stérilisés, Câbles, Résistors, Assemblages de circuits imprimés, Plastiques et résines, Circuits intégrés, Tôle, Appareils audio, Mémoire, Hardware, Composants de batterie, Composants électriques, Cristaux et oscillateurs, Commutateurs, Peintures, …, bref, tout ce que nous utilisons au quotidien.

Dans de nombreux cas, les racines de cette crise de la chaîne logistique découlent de décisions prises en amont, par exemple, l’approvisionnement en résine plastique qui est vital pour plusieurs industries, d’un seul fournisseur ou d’une seule région. De telles décisions passent en cascade à travers les chaînes logistiques, ayant même un impact sur les entreprises qui elles-mêmes ne s’approvisionnent pas directement en matériaux ou en produits de Chine, mais dont les fournisseurs le font.

Le coronavirus nous enseigne donc que nous avons besoin de chaînes logistiques plus résilientes.

3- Comment gérer les risques d’approvisionnement dans votre chaîne logistique ?

Utiliser l’impact sur les recettes et le risque de perturbation de l’approvisionnement pour donner la priorité aux mesures de résilience de votre chaîne logistique.

A court terme :

  • La stratégie la plus répandue que les entreprises adoptent à très court terme est similaire à la thésaurisation. C’est-à-dire essayer d’acheter les matières premières et les composantes et les mettre en stock, plutôt que de les laisser dans l’entrepôt d’un distributeur. Bien qu’on ne sache toujours pas à quel point les choses vont aller dans les jours à venir, il faut noter que les entreprises qui ne feront pas de paris sur les achats à long terme et la constitution des stocks internes créeront tout naturellement une baisse de la confiance des consommateurs et une distanciation sociale qui aura un impact sur la consommation de leurs produits, une fois que les choses reviendront à la normale.

A moyen et long terme :

  • Diversifier les sources d’approvisionnement pour les composants de plus grand volume. Privilégiez au moins deux fournisseurs (75% et 25%) plutôt qu’un seul.

Dans certains cas, il ne sera pas possible de trouver plusieurs sources pour certaines pièces ou matériaux. Par exemple, un fournisseur peut posséder une propriété intellectuelle unique ; parfois les volumes ne suffisent pas à justifier deux sources ; ou plusieurs sources ne sont tout simplement pas disponibles. Dans ces cas, les entreprises doivent compléter leurs pratiques d’approvisionnement traditionnelles par de nouvelles sources de données et de nouvelles approches pour comprendre et atténuer les risques qu’elles encourent ;

  • Surveiller vos fournisseurs 24h/7. Assurez-vous de communiquer en permanence avec eux afin d’évaluer les risques pour votre chaîne logistique : « Achètent-ils directement de chine ? Ou connaissent-ils un risque pour leur chaîne logistique ? Gardez cette relation forte et vous seriez le premier à recevoir un message lorsque les choses tourneront mal ;
  • Si vous avez de longs bons de commande, importez plus de composants que d’habitude : Augmenter jusqu’à 30 à 60 jours d’inventaire sur les pièces commandées ;
  • Appliquer les principes de gestion des risques au minimum, aux niveaux 1 et 2 dans votre chaîne logistique. Au-delà du niveau 2, les risques doivent au moins être compris ;
  • Utiliser cette période pour essayer d’améliorer vos processus logistiques afin de revenir plus fort et plus efficace des impacts du coronavirus ;
  • Identifier les fournisseurs de niveau 2 que les fournisseurs de niveau 1 utilisent pour les pièces ou les matériaux essentiels ;
  • Souscrire une police d’assurance pour couvrir les bénéfices perdus lors d’un événement perturbateur sur les sites critiques des fournisseurs ;
  • Sachez où les fournisseurs construisent et entreposent vos pièces et vos matières premières ;
  • Veiller à ce que les fournisseurs de niveau 1 aient des programmes complets de gestion des risques (c-à-d. qu’ils cartographient et surveillent leurs fournisseurs, en ajoutant d’autres sources pour leurs fournisseurs les plus à risques) ;
  • Surveiller les fournisseurs pour les périodes de travail qui pourraient augmenter leur risque, comme une restructuration d’entreprise, des fusions-acquisitions, des avertissements sur les bénéfices, des poursuites, …etc. ;
  • Identifier d’autres fournisseurs potentiels qui comptent sur les mêmes fournisseurs de niveaux 2 pour les matériaux essentiels ;
  • Demandez aux fournisseurs de construire et de stocker des pièces sur plusieurs sites distincts (en particulier lorsqu’un autre fournisseur ne peut pas être trouvé) ;
  • Cartographier les sites de fabrication, d’entrepôt et de distribution des fournisseurs de niveau 1 et 2 et recherchez la diversité géographique pour éviter une perte totale d’approvisionnement lors de futures catastrophes naturelles ;
  • …etc.

La nécessité de cartographier votre chaîne logistique ?

Au minimum, les entreprises devraient s’investir 24/7 dans la surveillance de leurs fournisseurs mondiaux. Les nouvelles technologies, telles que l’intelligence artificielle et le traitement en langage naturel, ont rendu la surveillance approfondie des fournisseurs abordable et facilement accessible. Tout comme nous ne conduisions pas notre voiture sans assurance, nous ne pouvons pas gérer une chaîne logistique dispersée dans le monde d’aujourd’hui en pleine mutation sans être au courant des nouvelles quotidiennes qui pourraient causer des perturbations dans les prochains jours.

Certaines entreprises, comme General Motors, sont allées plus loin et ont passé de nombreuses années à cartographier leurs chaînes logistiques. La cartographie consiste à inciter les fournisseurs à comprendre leurs sites et sous-traitants mondiaux, ainsi qu’à savoir quelles matières proviennent ou passent par ces sites. Les entreprises qui investissent dans ce type d’effort bénéficient lorsque des perturbations se produisent, parce qu’elles sont en mesure de prévoir en quelques minutes ou heures comment leur chaîne logistique pourrait être affectée dans les jours, les semaines, les mois à venir. Lorsque les entreprises ont une connaissance préalable de l’origine des perturbations et des produits qui seront touchés, elles ont le temps d’exécuter immédiatement des stratégies d’évitement et d’atténuation.

Bien sûr, il y a des coûts associés à être proactif de cette façon. Par exemple, l’approvisionnement multiple nécessite des fournisseurs et des sites admissibles dans différents pays. Mais ces coûts peuvent généralement être compensés par la réduction de la part des entreprises allouées au fournisseur et au pays à coût plus élevé. Les avantages de pouvoir déplacer rapidement la production entre les fournisseurs, les usines et les pays procureront généralement un retour sur investissement suffisant pour justifier ces coûts. Le coût de la cartographie et de la surveillance a diminué au cours de la dernière décennie. Aujourd’hui, cet investissement est facilement compensé par des économies sous forme de dépendance réduite à l’égard des stocks, des processus manuels et des personnes et d’une chaîne logistique rapide, réactive et agile qui demeure opérationnelle, malgré toutes les choses qui tournent mal toutes les quelques semaines.

Au cours des premières semaines de janvier 2020, les entreprises qui avaient cartographié leur chaîne d’approvisionnement savaient déjà quelles pièces et matières premières provenaient des régions de Wuhan et du Hubei et, par conséquent, pouvaient contourner la chasse effrénée à l’information et accélérer leurs réponses.

La pandémie du coronavirus nous enseigne une fois de plus qu’un système robuste de surveillance des fournisseurs qui cartographie les dépendances de sous-niveau est une exigence fondamentale pour les professionnels de la chaîne logistique et de l’approvisionnement d’aujourd’hui.


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Les champions ont simplement une meilleure chaîne logistique !

Webographie :

https://www.wuwm.com/post/coronavirus-disrupting-supply-chain-heres-what-companies-can-do-about-it#stream/0

https://hbr.org/2020/03/coronavirus-is-proving-that-we-need-more-resilient-supply-chains

https://www.pinsentmasons.com/out-law/analysis/coronavirus-supply-chains

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