Comment concevez-vous votre moyen de transport urbain du futur ?

Près de 64% des déplacements actuels dans le monde ont lieu dans les zones urbaines et, compte tenu de l’urbanisation en cours et sans cesse croissante, la demande en transport dans les villes est susceptible de tripler d’ici 2050. Améliorer les transports dans les villes serait donc une priorité essentielle pour les entreprises et les dirigeants politiques du monde entier. Idéalement, dans l’avenir, les options de transport devront être de plus en plus dépendantes des caractéristiques spécifiques de chaque ville, y compris son niveau de motorisation, sa densité urbaine, le revenu par habitant, ses infrastructures (réseaux routiers, ferroviaires et autres), …etc.


Dans cet article, nous allons aborder trois dimensions essentielles à garder à l’esprit lorsqu’on aborde la problématique de la mobilité urbaine dans le futur.

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Le Forum économique mondial a fait une série de recommandations dans son Guide de terrain pour l’avenir de la mobilité. Essentiellement, il y a trois dimensions simples à garder à l’esprit :

  1. Première dimension : La sûreté et la sécurité routière

Les accidents de voiture ôtent environ 1,25 millions de vies chaque année, et 50 millions de personnes sont blessées ou rendues invalides par accidents sur la route. Les planificateurs de mobilité urbaine devraient donc envisager des moyens destinés à réduire ce bilan, comme accroître l’éducation et la sensibilisation du public, renforcer l’application de la Loi, améliorer les infrastructures routières et autres, former les intervenants médicaux à la manipulation correcte des victimes d’accident, ainsi qu’à la collecte et à l’analyse des données sur les causes des accidents.

En outre, des recherches sur les véhicules à conduite automatique montrent que les systèmes avancés d’assistance à la conduite ont un énorme potentiel pour améliorer la sécurité routière. Mc Kinsey prévoit ainsi que 15% des nouvelles voitures en 2030 seront entièrement autonomes. Les véhicules aptes à prendre la route en toute autonomie sont donc très attendus au cours des 10 prochaines années.

Cependant, la nécessité de garantir que les véhicules sont vraiment sûrs et sécuritaires pour l’exploitation à grande échelle est essentielle pour le succès de la commercialisation. Déjà aujourd’hui, la voiture moderne moyenne a environ 16 points d’attaque claire, où les pirates pourraient cibler les systèmes électroniques, les freins, ou les serrures. Cette tendance croît avec la complexité de l’électronique et l’intelligence intégrée aux véhicules neufs.

  1. Deuxième dimension : La protection de l’environnement

Le transport est un contributeur majeur à la congestion ainsi qu’à la pollution atmosphérique. Les émissions de gaz à effet de serre et leur contribution aux changements climatiques sont parmi les plus grands défis mondiaux actuels. Heureusement, les avancées technologiques, les nouveaux modèles d’affaires et l’intégration entre les différents modes de transports aident à réduire les besoins en places de stationnement et d’accroître l’efficacité sur les routes, réduisant ainsi la congestion et les impacts environnementaux :

  • La bicyclette électrique : c’est le moyen de transport le plus économique. Avec une assistance électrique, elle reste faite pour les petits trajets. Elle est capable d’absorber les côtes les plus raides, et le prix de l’électricité est inférieur à 1 euro les 1000 kilomètres.  Elle est très utile à la campagne. Mais en ville, il faut des adaptations : parkings sécurisés, bornes de recharge, voies aménagées pour les cycles.
  • Le ferroutage : c’est le transport associant le rail (sur les longues distances) et la route (sur les petites distances) au départ et à l’arrivée. Il est intéressant en termes énergétiques et de pollution. Ce mode de transport a du mal à s’imposer en Afrique, car, la grande partie du transport de marchandises sur ce continent se fait sur la route et le rail ne contribue qu’à la hauteur de quelques pourcents.
  • Les plaques tournantes multimodales : ce sont des gares routières où les passagers et le fret sont échangés entre les différentes formes de transport comme les trains, les métros, les tramways, les autobus, les ferries, les taxis, les voitures personnelles mais aussi les vélos. Ces approches réseaux reconnaissent que, tandis que la technologie permet d’alimenter le changement de paradigme de simples moyens de transport aux systèmes connectés à multiples facettes, la technologie seule ne suffit plus, la connectivité doit se produire sur le plan physique et virtuel.
  • Avec les véhicules à hydrogène, une pile à combustible ne produit pas de gaz à effet de serre, ni autre polluant. Il y a quand même quelques problèmes : la pile à combustible utilise un «catalyseur», qui pour l’instant est en platine, un métal excessivement cher. Il faudrait donc vraiment trouver d’autres matériaux catalyseurs. D’autre part, il faudrait installer des distributeurs d’hydrogène partout sur les routes et en ville, en plus ou à la place des pompes à essence. La pile à combustible apporte l’autonomie dont ne dispose pas le véhicule électrique équipé de batteries, tout en gardant les mêmes qualités (absence de pollution et limitation du bruit), un argument intéressant pour les consommateurs si le coût ne se révèle pas prohibitif.
  • Un autobus qui ne circule qu’avec un ou deux passagers, consomme plus d’énergie et pollue plus qu’une voiture particulière transportant ceux-ci. Dans les périphéries des villes, en grande banlieue, l’habitat est dispersé et un réseau de transports en commun est peu rentable. Il est plus intéressant d’utiliser un système mixte,  dans lequel le voyageur se rend par lui-même à la gare la plus proche, puis effectue le reste du trajet en transport en commun. A la station d’arrivée,  il doit pouvoir trouver un moyen de transport (bus, minibus, vélo, …etc.) pour rejoindre rapidement sa destination finale,  s’il en est encore à quelques kilomètres. D’où l’idée aujourd’hui de transformer certaines gares en grands centres multimodaux.
  1. Troisième dimension : L’accessibilité et les avantages économiques

Le secteur de la mobilité n’est pas seulement un des plus grands employeurs, mais a également été à plusieurs reprises caractérisés comme l’un des facteurs les plus importants pour échapper à la pauvreté. Il permet aux gens de se rencontrer, d’accéder aux emplois, d’envoyer et de recevoir les biens et services. Mais la mobilité n’est pas une fin en soi :

  • Réduire les déplacements, par exemple en localisant les biens et les services et en y accédant par télétravail, télé-commerce, télémédecine, l’enseignement à distance, …etc.
  • Se déplacer de manière plus efficace par exemple en passant des véhicules personnels aux véhicules partagés, connectés, avec un système de mobilité adaptée. Ceci permet également d’augmenter le taux de remplissage des véhicules sur les routes et autres. N’utiliser qu’une voiture, et cheminez ensemble, c’est plus sympathique. Cela demande plus de souplesse, un peu plus d’organisation, mais quelle économie ! Une seule voiture qui se déplace au lieu de deux ou trois, ça fait une vraie différence à la longue.

D’autre part et toujours sur le plan économique, un pont actuel a une durée de vie d’environ 100 ans. Donc au bout de 100 ans il faut pouvoir le modifier ou le détruire pour en construire un nouveau. A ce moment on est face à un casse-tête car la démolition n’a pas été prévue au départ, et  l’opération coûte très cher. Certes, les vieux matériaux de construction peuvent être valorisés. Mais surtout, on réaliserait une économie importante si l’on prévoyait comment déconstruire les ouvrages d’art au moment de leur construction.

La collaboration entre les gouvernements, les entreprises, la société civile et les universitaires est de ce point de vue cruciale afin de pouvoir améliorer l’accès aux transports sans pour autant compromettre la qualité de vie des citoyens dans les villes. Les citoyens du monde devront s’adapter à une culture de collaboration, d’expérimentation et à concentrer leur attention sur l’agilité, la transparence et l’intégration.

En conclusion, les transports de demain devraient en priorité être sécuritaires, propres, accessibles pour tous les citoyens et économiques.


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