Pourquoi les entreprises qui n’intègrent pas la logistique dans leur management sont-elles condamnées à « échouer » ?

Partons sur la base selon laquelle le management repose sur la notion de système.

Une analyse systémique du management d’une entreprise permet de découper ce système autrement appelé système supérieur en plusieurs sous systèmes parmi lesquels nous avons retenus le marketing, la production et la logistique.

Dans notre contexte, nous considérons le marketing comme étant l’activité qui se charge de prospecter et de trouver des clients prêts à acheter les produits vendus par l’entreprise.

La production quant-à elle est considérée comme étant l’activité qui se penche sur la fabrication, en fonction des moyens de productions disponibles (humain, capital, technologie), des produits qui seront vendus aux clients de l’entreprise.

La logistique joue un rôle d’arbitre et de régulateur entre le marketing et la production. C’est précisément au niveau de la logistique que les objectifs de vente du marketing et les moyens de productions disponibles sont rapprochés, croisés et analysés. Autrement dit, la logistique scrute les objectifs du marketing depuis l’aval de l’entreprise et les arriment aux moyens de production disponibles en interne. Ceci permet de déterminer si oui ou non la demande du client sera satisfaite avec les moyens de productions disponibles dans l’entreprise, et de prendre des mesures correctives le cas échéant. Il se pose donc à ce niveau un problème d’optimisation des flux entre la production et le marketing.

La logistique, se trouvant ainsi au cœur des activités de l’entreprise, mérite en ce sens une attention toute particulière de la part des dirigeants. C’est en ce sens une fonction capitale qui doit systématiquement être rattachée au management de l’entreprise, d’autant plus que la performance d’un système global dépend de l’équilibre entre ses différents sous systèmes. La logistique est ainsi considérée comme étant un élément fondateur de la politique générale de l’entreprise, donnant naissance à des stratégies, des tactiques et des plans. Le problème va donc au-delà de la réduction des coûts liés aux mouvements des marchandises (gestion des flux physiques) pour s’étendre à des tâches managériales.

Et pour aller plus loin, en admettant qu’il apparait également un souci d’optimisation dans tout système de management de nos jours, notons que des objectifs non clarifiés au niveau managérial entraîneront systématiquement un pilotage à vue, un management médiocre. C’est le cas dans plusieurs entreprises de nos jours. Privilégier la démarche logistique qui met en exergue un niveau de service choisis et ses implications internes peut servir de puissant levier dans la définition même des objectifs de l’entreprise, ainsi que dans le contrôle, le suivi et l’évaluation de leurs atteintes : On parle souvent d’amélioration continue.

Toute entreprise qui se refuserait donc d’intégrer la logistique au sein de son organisation sera toujours privée d’un énorme potentiel pourtant à sa portée, et sera toujours confrontée à des difficultés concurrentielles accrues et condamnée à rester peu compétitive sur son marché, voire de disparaître.

Le système supérieur (management) est donc constitué de plusieurs sous systèmes parmi lesquels le marketing, la production, mais surtout la logistique en place de choix.

Inspiré du livre : D. Tixier, H. Mathe et J. Colin, La logistique d’entreprise, vers un management plus compétitif, Dunod, 2è ed., 1998.

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