8 bonnes raisons de revoir vos schémas logistiques

En logistique, toute optimisation n’est que provisoire. Elle est soumise en permanence à des variations qui modifient l’ensemble des données et la rendent caduque. C’est pourquoi les entreprises cherchent à mettre en place des organisations agiles, susceptibles d’être remises en cause au profit de schémas plus adaptés au nouveau contexte.

Dans cet article, nous allons vous donner 8 bonnes raisons de revoir vos schémas logistiques, d’après le Supply Chain Magazine N°102 du mois de mars 2016.


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1- Mettre les stocks au bon endroit

L’un des enjeux majeurs pour un Supply Chain Manager est d’obtenir le bon niveau de stock, c’est-à-dire ni trop, ni trop peu, pour répondre à la demande. Ce stock doit être réparti au mieux dans l’ensemble des entrepôts ou plate formes, en fonction d’une cartographie qui tiendra compte de la proximité des bassins de consommation, des zones de production et d’approvisionnement, des infrastructures routières, autoroutières, portuaires et aéroportuaires. Mais différents événements peuvent intervenir à tout moment et compromettre la pertinence des choix d’implantation : forte variation de la demande, ouverture de nouvelles voies de communication, troubles géopolitiques. Autant de raisons qui justifient une nouvelle étude du positionnement des stocks, qu’il s’agisse de matières premières, de produits finis ou de stocks de sécurité.

2- Se rapprocher des bassins de consommation

Le terrain de jeu des entreprises industrielles s’est élargi. La mondialisation a déplacé les zones de productions vers les pays à bas coûts, faisant mécaniquement de ces nouveaux pays producteurs de nouveaux pays consommateurs constituants de nouvelles débouchés commerciales. « Nous faisons de nombreuses restructurations pour répondre à ces évolutions, confie Christophe Bressange, Partner chez Mews Operation. L’enjeu étant d’améliorer la qualité de service en se rapprochant le plus possible des nouveaux marchés ». C’est ainsi que l’on assiste de plus en plus à l’ouverture des hubs de distribution au Moyen-Orient, en Afrique, en Asie, au Maghreb et d’une manière générale dans toutes les zones qui connaissent une progression du pouvoir d’achat par habitant.

3- S’adapter à la volatilité des coûts de production

La volonté de réduire au maximum les coûts de production a conduit les industriels à délocaliser massivement leurs usines dans des pays dits « à bas coûts ». Cette forte demande a influencé la croissance et le niveau de vie des habitants : « Si l’on ajoute les taxes, les coûts de transport et de manutention, la Chine est désormais presque au même niveau que la France », remarque Christophe Bressange. D’autant qu’au phénomène d’élévation des coûts s’ajoute celui des délais d’acheminement qui peuvent engendrer des ruptures ou des surstocks à partir de mauvaises prévisions. D’où la nécessité de s’interroger en permanence sur les motivations qui ont prévalu à telle ou telle décision d’implantation et de reconsidérer cette cartographie à la lumière des éléments nouveaux qui agissent directement ou indirectement sur le coût global du produit, depuis le lieu de production jusqu’au point de vente.

4- Réduire la facture transport

Aujourd’hui, le prix du pétrole est historiquement bas, ce qui contient les coûts de transport et rend compétitif le sourcing lointain. Mais on a vu par le passé des hausses brutales de nature à modifier la pertinence de certains choix stratégiques. « Des coûts de transports amont élevés peuvent conduire une entreprise à localiser ses usines proches de ses fournisseurs ou de ses sources d’approvisionnements », note Rémy Lemoigne dans son ouvrage « Supply Chain Management ». Au début des années 2000, au moment où le prix du pétrole ne cessait de grimper, certains experts estimaient qu’un baril de brut à 200 $ constituait un seuil critique de nature à renverser complètement les grands équilibres. Mais les coûts de transport ne constituent qu’un élément (certes important) parmi les variables qui influencent les logiques d’implantation et de distribution. D’autres paramètres comme la fluctuation des devises ou la fiscalité, peuvent également contribuer à remettre en cause l’existant. Refondre sa Supply Chain peut être l’occasion d’identifier le coût complet pour chaque produit depuis le fournisseur jusqu’au client, en intégrant tous les éléments qui peuvent alourdir la facture comme les stocks intermédiaires, les coûts de manutention, les taxes douanières et fiscales. Sans oublier d’intégrer dans l’équation les problèmes de ruptures ou de non-qualité qui peuvent, à un moment ou un autre, compromettre la performance économique de l’organisation mise en place.

5- S’inscrire dans une logique multicanal

Au plan national, on a pu assister au cours de ces dernières années à la refonte des schémas logistiques de certains grands distributeurs. La montée en puissance du multicanal a sans aucun doute été l’un des déclencheurs de cette réorganisation. Prenant en compte la nécessité de regrouper leurs flux au sein d’entrepôts de très grande taille, les enseignes ont fermé certaines plates-formes régionales au profit de sites souvent mécanisés et/ou automatisés. C’est le cas du projet Caravelle mené par Carrefour, une grande réorganisation visant à approvisionner différents formats de magasins et à réduire le nombre de kilomètres parcourus par les camions et donc de diminuer les coûts de transport. Passer d’une logique de BtoB à une logique BtoC a également été pour certains distributeurs ou web-marchands, l’occasion de reconsidérer leurs moyens de distribution, notamment en milieu urbain. L’intégration de contraintes environnementales a conduit certains acteurs à opter pour des véhicules propres ou des modes alternatifs.

6- Répondre aux enjeux stratégiques de l’entreprise

La décision de réinventer les schémas logistiques n’est pas uniquement conditionnée par des facteurs externes. Elle résulte souvent d’une volonté d’adapter les moyens aux enjeux stratégiques de l’entreprise. C’est le cas par exemple d’un producteur qui décide d’attaquer un nouveau marché, dans un nouveau pays, sur un autre continent. Une entreprise peut également lancer de nouveaux produits ou remettre en cause sa politique d’achats ou de sous-traitance. « Il peut s’agir de raisons très structurelles, témoigne Christophe Philippart,

Sales and Business Development Director de Llamasoft. Certaines entreprises ont hérité de mauvais assets. Elles s’aperçoivent que les flux n’empruntent pas les bons chemins. Les stocks ne sont pas positionnés aux bons endroits. Elles n’ont pas le niveau de service escompté… Bref, il existe 1.000 raisons de revoir ses flux au plan national ou international. »

7- Rationaliser les réseaux dans un contexte de fusion-acquisition

Racheter une entreprise, c’est également acquérir son réseau. Une opération de croissance externe peut être l’occasion de se pencher sur l’intérêt de laisser l’organisation en l’état, de l’améliorer ou de la fusionner avec les autres entités du nouvel ensemble. Là-encore élaborer plusieurs scénarios, pour explorer de manière pragmatique toutes les pistes envisageables, s’impose : cette démarche permettra d’étudier les possibilités de massification ou de mutualisation et de détecter les éventuelles synergies avec projection du résultat financier et des impacts qui en résulteraient.

8- Redessiner pour être plus vert

La recherche d’une Supply Chain « green », plus respectueuse de l’environnement peut faire partie des drivers qui conduisent à remettre sur la table la cartographie de l’entreprise. C’est, à titre d’exemple, la volonté de réduire l’empreinte environnementale, de privilégier les modes alternatifs ou encore de changer de fournisseurs au profit de nouveaux partenaires plus respectueux de la planète. Cette démarche peut aussi conduire à privilégier la proximité, à relocaliser des sites de production pour les rapprocher des consommateurs. La responsabilité sociale et sociétale peut également entraîner des changements, notamment dans le cadre de sous-traitants peu scrupuleux vis-à-vis de la législation, de la sécurité ou exerçant certaines pratiques en opposition avec l’éthique de l’entreprise. Certains drames ont montré au cours des dernières années qu’une forme de négligence ou de laxisme dans ce domaine pouvait conduire à des ruptures d’approvisionnement (suite à des fermetures de sites) et entacher gravement l’image de la marque.

 

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